Rapport annuel
2020

Baromètre
de la durabilité

Les membres de Duralim œuvrent au quotidien pour la durabilité de leurs productions. Les membres du Collège « « Alimentation Animale » ont remonté pour l’année 2019, des données d’activités d’entreprise en fonction d’indicateurs communs ayant été définis. Ces indicateurs permettront de suivre dans le temps les engagements et les progrès pour une alimentation animale durable.

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Collège Alimentation animale

Les chiffres de ce baromètre ont été obtenus à partir des réponses de 30 entreprises de nutrition animale pour l’année civile 2019.

Valorisation des coproduits

42%

C’est la part moyenne de coproduits issus des filières céréalières et oléo-protéagineuses dans le panier de matières premières des fabricants d’aliments impliqués dans Duralim. Les issues de céréales représentent à elles seules 12% du panier de matières premières.

En valorisant les coproduits français, l’alimentation animale lutte ainsi activement contre le gaspillage alimentaire et se place au cœur des enjeux de développement durable et d’économie circulaire.

Céréales origine France

99%

C’est la part de l’origine France pour les céréales utilisées par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim.

Grâce à la richesse agricole de la France, les fabricants d’aliments peuvent s’approvisionner majoritairement en matières premières d’origine française. Leur implantation, au plus près des zones de productions végétales, facilite ces approvisionnements. Quelques fabricants d’aliments, frontaliers, achètent une partie de leurs céréales de l’autre côté de la frontière : si les céréales ne sont pas françaises, elles sont néanmoins locales.

Soja origine France

13%

C’est la part de l’origine France pour les tourteaux de soja (issus de graines françaises) utilisés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim.

La production française de soja tend à se développer, mais est encore à un niveau insuffisant pour couvrir les besoins de l’élevage français. Des initiatives visent à augmenter la production dans les années qui viennent, pour atteindre près de 650 000 tonnes de soja français en 2025.

Colza origine France

68%

C’est la part de l’origine France pour les tourteaux de colza (issus de graines françaises) utilisés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim.

Avec le fort développement de la filière « biocarburants » en France dans les années 2000, la disponibilité en tourteaux de colza en France a fortement augmenté et les fabricants d’aliments ont appris à utiliser davantage de cette matière première. Selon le volume de la récolte française, les triturateurs peuvent néanmoins avoir besoin d’importer du colza pour approvisionner leurs usines.

Tournesol origine France

36%

C’est la part de l’origine France pour les tourteaux de tournesol (issus de graines françaises) utilisés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim.

Le tourteau de tournesol est une matière riche en protéines de plus en plus utilisée par la nutrition animale, en substitution du tourteau de soja. Cette matière première n’étant pas disponible en quantité suffisante en France, une large part des approvisionnements provient de la région Mer Noire.

Protéagineux origine France

92%

C’est la part de l’origine France pour les protéagineux (lin, pois, féverole...) utilisés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim.

Les protéagineux sont des matières riches en protéines utilisées par le secteur de la nutrition animale et soutenues aujourd’hui notamment dans des démarches de relocalisation des cultures protéiques. La production française progresse depuis 2017/18, mais les prismes coût et disponibilité contraignent aujourd’hui leur incorporation dans les formules d’aliments pour les animaux d’élevage.

Produits déshydratés origine France

94%

C’est la part de l’origine France pour les produits déshydratés (issus de matière première française) utilisés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim.

Les produits déshydratés sont issus de la déshydratation de matières premières ou de coproduits : luzerne, pulpe de betteraves, drêche, pulpe de raisin, marc de pommes…

Soja importé « durable »

35%

C’est la part de tourteaux de soja importés qui peut être qualifiée de durable et qui est utilisée par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim.

Les garanties de durabilité mises en avant pour ces importations portent principalement sur : l’origine UE (30% des répondants), une certification (38% des répondants) comme la certification ProTerra (i.e. soja non OGM (<0,9%) avec des exigences en lien avec les enjeux sociaux et environnementaux) ou d’autres garanties de durabilité (61% des répondants) comme le programme SSAP aux Etats-Unis, compatible avec les lignes directrices « soja responsable » de la Fefac, ou comme des garanties apportées par l’ABIOVE à l’image du moratoire Soja sur l’Amazonie. Cela ne signifie pas pour autant que les 65% restants ne sont pas durables. Il n'y a simplement pas d'informations disponibles à ce jour.

Carbonates

98%

C’est la part de carbonates achetés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim auprès de fournisseurs français.

Cette matière première minérale est obtenue après transformation par des entreprises françaises, après extraction de la ressource dans des carrières de calcaire françaises ou européennes.

Phosphates

11%

C’est la part de phosphates achetés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim auprès de fournisseurs français.

Cette matière première minérale est obtenue après transformation en France ou en Europe (la ressource brute n’est pas disponible en France).

Sels

99%

C’est la part de sels achetés par les fabricants d’aliments impliqués dans Duralim auprès de fournisseurs français (qui s’approvisionnent eux-mêmes en France ou en Europe).

Le sel de mer et le sel gemme sont des ressources disponibles en France. Les autres principaux pays européens sur le marché sont l’Allemagne, l’Autriche et l’Espagne.