Jean-François ARNAULD

Rapport annuel
2020

MOT DU
PRÉSIDENT

Duralim a su, au fil des années, rassembler une diversité exceptionnelle d’acteurs issus des filières agricoles et agroalimentaires. Cette pluralité permet à la plateforme de co-réfléchir et de co-construire des solutions globales pour répondre aux différents enjeux soulevés par la recherche d’une plus grande durabilité pour l’alimentation des animaux d’élevage.

La concrétisation de l’engagement fort pris en 2018 par la plateforme s’est poursuivie cette année, dans un contexte qui s’accélère sur le sujet de la déforestation et de la conversion d’écosystèmes. Afin d’éclairer les filières sur les répercussions économiques d’approvisionnements durables en soja, Duralim a financé une étude sur-mesure et les résultats sont clairs : le surcoût est inévitable et devra être pris en compte dans la chaîne de valeur pour pouvoir construire une solution pérenne. Ces éclairages économiques ont été partagés avec le Ministère de la Transition Ecologique dans le cadre de la Stratégie Nationale de lutte contre la Déforestation Importée (SNDI), avec des ONG et avec d’autres pays européens travaillant sur le sujet.

Les importateurs travaillent aujourd’hui individuellement à des solutions opérationnelles pour répondre à la demande de soja durable. Les enseignes de la Grande Distribution ont quant à elles envoyé un signal fort en matérialisant leurs attentes vis-à-vis des importations de soja à travers un Manifeste commun.

Dès début 2021, des solutions devront donc être travaillées ensemble pour avancer collectivement et ne pas mettre en péril la compétitivité économique des filières françaises. Il sera notamment nécessaire de soutenir une harmonisation des démarches «zéro déforestation» à l’échelle européenne.

Ces trois dernières années, nous avons fait du soja notre priorité. En 2021, il me semble nécessaire de poursuivre les travaux sur la non-déforestation et de démarrer de nouveaux chantiers :

• Mobiliser Duralim sur l’amélioration de la durabilité des autres matières premières concernées par l’engagement pris en 2018.

• Accompagner les travaux en cours sur la relocalisation des cultures protéiques.

• Valoriser les productions végétales et animales.

• Décrypter les enjeux de biodiversité liés à l’alimentation animale, en prévision du Congrès Mondial de la Nature programmé en septembre 2021.

2021 sera également l’occasion d’améliorer l’appropriation de la plateforme par ses membres avec une nouvelle version de la Charte d’engagements et les enseignements issus du diagnostic réalisé en 2020. Ces outils nous permettront de continuer à gagner en visibilité auprès de nos nombreuses parties prenantes.

Je vous souhaite une bonne lecture de ce rapport annuel.

Jean-François ARNAULD
Président de Duralim